Les recos de La Mêlée et de ses adhérent.x.e.s

DYSPHORIA MUNDI – Le son du monde où tout s’écroule
Bon, faut aimer la philo! Mais le titre résonne pas mal avec le monde dysphorique (et dystopique) qui prend corps. Et comme tous les bouquins de Paul B. Preciado, certaines formulations secouent le cocotier et occasionnent des prises de conscience.

Comment s’ouvrir à d’autres imaginaires érotiques
Comment le patriarcat a structuré nos imaginaires érotiques ? Une discussion avec la photographe Romy Alizée, fantastique artiste autrice et photographe, qui vient de sortir un beau livre « Des choses que j’imagine » (Rotolux Press), où elle juxtapose ses photos érotiques et ses portraits militants avec les images des montagnes qu’elle aime. Vous pouvez aussi retrouver Romy Alizée dans un podcast de France Culture intitulé Les sentiers du vertige.

Comment éduquer nos fils
Comment élever des garçons bien dans leurs bottes dans le monde d’aujourd’hui ? Que ce soit pour leur apprendre à participer aux tâches du quotidien, à accéder à leurs émotions, créer un dialogue autour de la sexualité, ou encore leur permettre d’être vigilant face aux contenus sexistes sur Internet… Le rôle des parents et de toutes celles et ceux qui éduquent les enfants et notamment les petits garçons est déterminant et exigeant.

Tout sur nos mères
Pourquoi certaines femmes ont peur de ressembler à leurs mères ? Pourquoi d’autres ne parviennent plus à prendre leurs mères dans les bras ? Qu’est ce qui se joue lors de l’enfance, l’adolescence ? Qu’est ce que le patriarcat fait aux liens mères-filles ? C’est la question que je me suis posée dans ce premier volet de l’épisode « Tout sur nos mères » : « Mémoires de filles ».

Procès Le Scouarnec : une omerta dans le monde de la santé ?
Accusé de viols et d’agressions sexuelles sur au moins 299 personnes, dont une majorité de mineurs, ce chirurgien a exercé pendant des années dans plusieurs hôpitaux, malgré une condamnation en 2005 pour recel d’images pédopornographiques. Les institutions médicales ont-elles failli ?
Cui-cui
C’est l’histoire d’une jeune ado. Attendez… Ou tout aussi bien d’UN jeune ado. Qui traverse la grande histoire du droit de vote des mineur·e·s depuis son petit trou de serrure. Depuis son petit trou à rats familial. Iel raconte la vie au collège, les copines, Leïla surtout, proche – border crush. Le préau de la récréation, les salles de cours aux tapisseries de l’Apocalypse, la cafétéria. Sa mère, habitante de la planète Déni, gentille à claquer. Le père, un beauf ? C’est pire, nettement pire, en fait. Les désirs pullulants, qui grattent. Et, petit à petit, le lourd secret éveille l’attention de Mme Gisèle, une des profs du collège. Tout, alors, change. Aux éditions du Seuil.

Sexe faible : l’Amérique en guerre contre ses femmes
Le documentariste Brice Lambert parcourt le sud des États-Unis et illustre par des témoignages le recul des droits fondamentaux des femmes, dans le viseur des nationalistes chrétiens qui dominent l’appareil républicain au pouvoir.

Guide pour répondre au #NotAllMen
Comment (et faut-il) se lancer dans une joute verbale avec celles et ceux qui nous assènent que “pas tous les hommes quand même” ? Pourquoi préfère-t-on encore se raconter que les femmes mentent plutôt que le viol est partout ? Comment faire pour, collectivement, regarder en face les réalités des violences sexistes et sexuelles ? Faut-il attendre des hommes qu’ils rejoignent les rangs des féministes ?

Féminicides, crimes contre une moitié du monde
Depuis quelques années et grâce aux militantes féministes, le terme de féminicide a fini par rentrer dans le langage courant pour désigner un crime tristement banal et répandu : le meurtre de femmes parce qu’elles sont femmes. S’ils existent depuis la préhistoire, partout dans le monde et dans tous les milieux, nous peinons encore aujourd’hui à comprendre l’ampleur, les mécanismes, les causes et les conséquences de ces crimes.

Le papier peint jaune
Trop belle découverte d’un classique de la littérature féministe américaine. Publié en 1892, le texte parait pourtant très contemporain. C’est le récit d’une femme qui lutte pour sa liberté, son émancipation et son indépendance depuis la chambre où elle est enfermée – dont les murs sont recouverts d’un papier peint jaune envoutant et obsédant. J’ai adoré.

La violence en spectacle
Dans cet essai incisif, Elsa Deck Marsault retrace la généalogie d’un féminisme toujours plus punitif et carcéral. Elle montre comment la politisation radicale des années 1960 a été reformulée en discours sur la protection des femmes – ancré dans le récit victimaire et, en fin de compte, adressé à un État répressif. Depuis MeToo, l’« éveil » des consciences tant célébré a également masqué une individualisation et une dépolitisation croissantes de la violence. S’appuyant sur son expérience de la justice transformatrice, Elsa Deck Marsault propose une autre voie : celle qui conçoit la violence et la réparation comme des processus collectifs, résistant à la domestication de la lutte féministe. Ce livre appelle à une réappropriation douloureuse mais vitale de l’ambivalence et du conflit – matières premières de toute relation, qu’elle soit intime ou collective. Aux éditions La Fabrique.

Nunatak, revue d’histoire, cultures et luttes de montagnes
Une revue, trop belle déjà dans son format, et passionnante dans son contenu, qui parle de nos montagnes. Attention, on n’est pas sur des récits d’alpinisme, d’héroïsme et tout le tintouin ! Là dedans on parle de capitalisme touristique, de la vie à l’année en montagne, du sexisme en botanique, des syndicats d’éleveurs et d’éleveuses de troupeaux… A un prix tout doux de 3 euros ou en lecture libre sur leur site internet
